[Lu sur le Web] Le livre, ultime attribut du pouvoir

Extrait de l’article « À la rentrée, c’est sûr, on aura des livres sous le bras. C’est le nouveau signe de ralliement des gens importants. Il fut un temps où les portraits des puissants signalaient invariablement qu’à 8 heures du matin, ils avaient déjà lu toute la presse. « Cinq journaux au moins, insistait l’entourage. De L’Humanité au Figaro… » Dire de quelqu’un qu’il lisait tout, c’était signifier son ouverture d’esprit, sa curiosité. Mais depuis l’avènement d’Internet et des réseaux sociaux, avoir lu des articles de tous bords avant le petit déjeuner est à la portée de n’importe quel insomniaque qui a laissé son téléphone sur sa table de chevet.

Le livre, en revanche, incarne la capacité à résister aux distractions immédiates, à rester concentré sur un sujet plus de deux heures. C’est l’anti-éparpillement. Quelques jours avant de quitter la Maison Blanche, Barack Obama accordait une interview au New York Times à propos de ses lectures. Façon de dire : « Je ne me satisfais pas de l’écume des choses. »

Sur sa photo officielle, Emmanuel Macron a ostensiblement placé Mémoires de guerre du général de Gaulle ouvert à sa droite. On devine aussi un recueil des œuvres de Stendhal et un autre d’André Gide. Mais deux téléphones bien visibles sur son bureau sont là pour rappeler que, s’il lit des ouvrages en papier, ce n’est pas parce qu’il s’est laissé enfermer dans une autre époque. »

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