[Lu sur le Web] L’histoire des petites chauves-souris de Coimbra qui aimaient tant les livres

Extrait de l’article « Les derniers rayons du soleil coulent le long des dorures. Les employés de la bibliothèque se dépêchent. La nuit va bientôt tomber, et toutes les tables doivent être recouvertes. Ils s’affairent pour déplier les immenses linges verts à travers les bureaux. Au crépuscule, une menace presqu’invisible se déploie doucement sous les voutes. Les chauves-souris ne doivent pas bombarder les meubles du XVIIIe siècle. Si le bois exotique venait à être en contact avec leurs petites crottes («guano»), la réaction chimique serait terrible.

La bibliothèque Joanina de l’université de Coimbra, au Portugal, fut érigée en 1717 par le roi D. João, grand adorateur des arts et de la culture. Carlos Fiolhais, ancien directeur de la bibliothèque et professeur, raconte par e-mail:

«La présence des chauves-souris est bien connue ici. Quand je suis arrivé à mon poste il y a quelques années, ce n’était pas une découverte. Elles sont très timides et n’ont pas pour habitude de sortir en plein jour. Mais j’en ai vues et entendues lors de performances musicales. Une fois, j’ai aussi vu le cadavre d’une chauve-souris qui était tombé par terre

La bibliothèque accueille parfois des concerts, très prisés des chauves-souris qui sortent alors de leur cachette pour voler, «comme attirées par la mélodie du piano offert par la professeure en musicologie Maria Augusta Barbosa», écrit Carlos Fiolhais. Mais les petits mammifères ne viennent pas que pour danser. Des archives du XIXe siècle font déjà état de chauves-souris qui auraient élu domicile tout en haut des rayons de la bibliothèque Joanina, ainsi que dans celle du Palais national de Mafra, dans la banlieue de Lisbonne.

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