[Lu sur le Web] Hiroshima, cité des quiproquos

Extrait de l’article « Le nom de la ville de Hiroshima se confond avec un événement spatial majeur connu du monde entier et assimilé à deux choses : le 6 août 1945 y est lâchée la première bombe atomique non expérimentale et cette explosion instantanée signale la fin de la Seconde Guerre mondiale. Reconstruite, la cité exerce une attractivité symbolique et mémorielle qu’incarnent le musée et le parc de la Paix.

On se souvient, mais on oublie. Hiroshima est ainsi connectée au monde, car les commémorations qui s’y déroulent attirent des délégations internationales. La venue envisagée de Barack Obama, le 8 août 2016, a suscité un ballet médiatico-politique et l’espoir, chez certains dirigeants japonais, d’une demande de pardon américaine pour l’holocauste atomique, mais Obama ne s’est finalement rendu à Hiroshima qu’en mai de la même année et pour dire autre chose. Certes, c’est le premier président états-unien à venir officiellement sur place depuis le lâcher de la bombe autorisé par le président Truman. Certes, il a regretté les souffrances causées par la guerre, tout comme les Premiers ministres japonais n’ont cessé d’ailleurs de les regretter également sans rentrer toutefois dans les détails. Lui non plus n’est pas revenu sur les raisons qui ont conduit à ce drame, ni sur le choix nucléaire, préférant porter le débat sur la non-prolifération des armes atomiques. Une fois encore, il a défendu, dans le cadre du traité de non-prolifération nucléaire (1968), la présomption des premiers détenteurs de l’arme suprême contre les have not des prétendants (Corée du Nord, Iran…).

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