[Lu sur le Web] Est-il chic de travailler au mois d’août ?

Extrait de l’article  » Si l’on considère la question sous le pur angle technique de la SNCF : c’est un enfer. La faute aux armoires. La panne était dans l’escalier et la concierge partie avec les clés. Un enfer aussi pour les pompes funèbres. Rapport à Jeanne Moreau. Et ce n’est pas fini. Après le tourbillon de la vie, le tourbillon de l’avis (de décès) : Sam ShepardJean-Claude Bouillon… Travailler au mois d’août, donc ? Plutôt mourir beuglera la foule. Mais pourquoi pas, vu que ceux qui sont partis en juillet, mieux connus sous le nom de « juillettistes », ont laissé place nette à ceux qui partent en août, dits aussi, « aoûtiens » et non aoûtats comme on l’a entendu à l’antenne d’une radio périphérique plongée dans la mouise de l’audimat et sur laquelle un présentateur des infos en rodage a évoqué une réunion politique corse à Corte, prononcé Cort’ et non Corté. Il a été emmené dans le maquis à la sortie de la rédaction. Pour lui, travailler en août, c’est fini.

Pendant des années, je suis resté à Paris en août pour travailler, faisant des tas de remplacements dans les rédactions, vidées de ses piliers mais besognant sec car il fallait bien sortir les journaux. On se garait les doigts dans le nez sans faire de créneau, on bossait dur et on se faisait remarquer des big-boss à force de bonne volonté. Je parle là d’une époque que les moins de 20 ans, gna-gna bla-bla. Aujourd’hui, il n’y a plus de rédaction vu qu’on est tous externalisés, digitalisés, atomisés. On ne gare plus sa tuture les fingers in ze nose bikoz Madame Hidalgo, autophobique déchaînée et adepte forcenée du retrécissement d’artères. Pourvu qu’elle en soit affligée avant les J.O. Car on fonce dedans à la vitesse grand V. Les J.O., je veux dire, qui vont transformer l’été 2024 et ainsi le mois d’août 2024 en enfer plus ultra. Je vous colle mon billet qu’en comparaison, Paris Plage sera plus bourré de charme qu’un tableau de Renoir ou de Monet.

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