[Lu sur le Web] « Mais que se passe-t-il au Venezuela?

Extrait de l’article « Au Venezuela, pays sis entre Amazonie, Andes et mer de Caraïbes, les trois dernières décennies ont été marquées par l’opposition de deux sociétés quasi-irréconciliables et une polarisation extrême activée par la présidence d’Hugo Chavez. Peu connue sous nos latitudes, la réalité de l’Amérique latine est souvent interprétée à l’aune de schémas simples sinon simplistes. La situation politique au Venezuela est un sujet propice à toutes les approximations, toutes les contrevérités, toutes les exploitations aussi. Entre opposants et partisans du pouvoir chaviste (partisans d’Hugo Chavez, mort en 2013), le conflit est devenu paroxystique.

Nicolas Maduro n’est pas Hugo Chavez. Son entêtement et la radicalisation d’une partie de son camp est le symétrique de celle d’une opposition dont les luttes internes reflètent les rapports de forces entre partisans de la légalité et de l’action violente. L’élection de dimanche ne marque pas la fin d’une crise profonde.

Le mal vénézuélien

 L’État vénézuélien est peu développé en comparaison de la taille du pays. La construction d’un État s’inscrit dans le temps long et, tant les prédécesseurs de Chavez que Chavez lui-même ont gouverné un pays dont l’appareil étatique était peu développé ou peu efficace. Il n’y a pas, au Venezuela, de monopole de la violence légitime.

Souffrant historiquement d’un déficit de construction étatique, le chaos organisationnel des polices vénézueliennes contribue à la dégradation actuelle et accélérée de la situation politique. Lorsque l’on diffuse des images de policiers molestant ou assénant des coups sur une personne, il est impératif d’identifier à quelle police on a affaire. Il existe, au Venezuela, plus d’une centaine de polices, aux mains d’autorités décentralisées. Depuis les débuts du régime chaviste, la confusion est totale, tant pour les citoyens que pour les observateurs de la situation dans le pays. À Caracas, la police de Libertador (le Caracas historique et les quartiers de l’Ouest, les plus pauvres) n’est pas la police métropolitaine du Grand Caracas (aux mains de l’opposition).

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