[Lu sur le Web] Louis Chauvel, le sociologue qui a vu notre lose dans ses graphes

Extrait de l’article « En France, on n’a pas de pétrole, mais on a Louis Chauvel, même s’il enseigne au Luxembourg et que sa voix porte plus sur la scène internationale que dans le débat français. Sociologue spécialiste de démographie et grand consommateur de séries statistiques, Chauvel utilise des «télescopes démographiques pour analyser les transformation de la société française», comme il le résume. Alors qu’une seule bonne idée suffit généralement pour publier un livre de sciences sociales, lui en revendique au moins trois ou quatre dans son dernier livre. «Par chapitre», glisse-t-il avec le petit ton malicieux et légèrement trollesque qu’il affectionne: «Mais c’est peut-être pas à moi de m’envoyer des fleurs», tempère-t-il en une étrange anti-phrase.

Le sociologue s’est senti assez isolé dans la sphère académique au cours des dernières années, sans doute le revers du succès médiatique de ses thèses. Et parce qu’il a été, selon lui, le premier et l’un des seuls à tenir le bon diagnostic, dès la fin des années 1990. A savoir que les jeunes générations décrochaient socialement par rapport à leurs aînés, ceux des premières années du baby-boom, et que la situation, de déjà pas terrible, allait devenir catastrophique pour les suivantes.

Son nouveau livre, La spirale du déclassement, enfonce le clou et paraît dans une période où le doute sur l’état de la jeunesse et des classes moyennes profite à l’accusateur. Pour faire face, comme il nous l’a expliqué, à ceux «qui ont voulu m’isoler dans une niche génération, pour en même temps dire que ça ne suffisait pas pour comprendre la question sociale», le sociologue tente dans La spirale du déclassement de faire tenir ensemble les multiples dimensions de son diagnostic sur le retour des inégalités ».

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