[Lu sur le Web] Chronique «Historiques» – Etre président, qu’est-ce que cela veut dire ?

Extrait de l’article « Une précédente chronique prétendait réfléchir, en cette année de course à la «présidentielle», à nos institutions. Nous avions été interrompus par le bandeau «Alerte» d’une chaîne d’informations en continu, qui nous rappelait à la réalité du combat titanesque que les «primaires» des différents partis nous offrent, en prélude à la «compétition» du printemps 2017.

Quel spectacle passionnant. Le déchirement des «amis de trente ans», les déclarations vengeresses, les propositions maximalistes, les polémiques sur les casseroles de l’un, l’âge de l’autre, la coiffure d’une troisième, les procès en incompétence contre le pouvoir en place, soulagé de ces déchirements pour tenter de faire oublier les siens…

Etait-ce bien ce que le général de Gaulle voulait ? Ah oui, pardon, il faut bien revenir à ses intentions, comme les juristes discutent de l’intention du législateur pour interpréter une loi. Il faut bien, car, comme nous le rappelions la dernière fois, en «gravant dans le marbre» quelques forts principes (comme la puissance présidentielle et la faiblesse du Parlement), la Constitution de 1958 prétendait se mettre, et mettre la République, hors et à l’abri de l’histoire. Il faut dire que l’histoire avait été féroce envers les précédentes Républiques, la IIIe terrassée par les nazis, la IVe frappée à Diên Biên Phu et à Alger. Pour la protéger de l’histoire, le général de Gaulle, qui rappelait souvent que, en 1940, il avait déjà sauvé la France et la République, allait lui donner un pouvoir fort : finies, les ratiocinations parlementaires !  »

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