[Economie] « Soft Brexit », « Hard Brexit » Quelles sont les différences ?

Défendu par les nationalistes pro-brexit, le « Hard Brexit » verrait le Royaume-Uni renoncer au marché unique et à l’union douanière. La Grande-Bretagne aurait le plein contrôle de ses frontières et mettrait en place de nouveaux accords commerciaux et de nouvelles législations applicables au sein de son propre territoire. Dans un premier temps, cela signifierait le Royaume-Uni se réfèrerait à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) comme cadre dans les échanges avec ses anciens partenaires de l’UE.

Le « Soft Brexit » laisserait la relation du Royaume-Uni /UE aussi près que possible des accords existants. Cette approche est la préférée des ex « Remainers ». Le Royaume-Uni ne serait plus un membre de l’UE et n’aurait plus de siège au Conseil européen. Il perdrait ses députés et son commissaire européen. Mais, il garderait un accès au marché unique européen.

Les biens et services seraient négociés avec les autres Etats de l’UE sur une base sans droits de douane et les entreprises financières devraient conserver leurs droits de vendre des services et exploiter des succursales dans l’UE. La Grande Bretagne resterait dans l’union douanière, ce qui signifie que les exportations ne seraient pas soumises à des contrôles à la frontière.

Comme pour la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein, qui ne sont pas membres de l’UE, mais ont accès au marché unique en faisant partie de l’Espace économique européen. En contrepartie, ces pays doivent participer aux budgets de l’UE et accepter les « quatre libertés » : circulation des marchandises, des services, des capitaux et des personnes. Ils sont soumis à la législation communautaire défendue par la Cour de justice de l’Association européenne de libre-échange basée au Luxembourg. La Suisse a un arrangement similaire à travers une série de traités régulièrement mis à jour.

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