[Politique] 2017 – Emmanuel Macron Président. Jusqu’où peut-il aller ?

Depuis son départ du gouvernement Emmanuel Macron ne cache plus ses ambitions pour 2017. Pas officiellement candidat, « il poursuit son travail de déstabilisation du « système » politique en s’appuyant sur le peuple qui gronde ». Il ne se cache plus pour répondre à ses adversaires. Il suscite la curiosité mais aussi de l’attente. Mais cette dynamique sera-t-elle suffisante pour ouvrir les portes de l’Elysée ? Peut-il contourner le système, qui favorise les grands partis ? Après un quinquennat marqué par une fragilité économique et la menace terroriste, parviendra-t-il à rassurer ?

A droite comme à gauche Macron dérange. Pourquoi ? D’abord parce qu’il est haut dans les sondages d’intention de vote. Il apparaît comme le candidat le plus sérieux à gauche. Il incarne la nouveauté. Cet unanimisme le renforce et lui donne une consistance politique.

Sa méthode n’est pas de faire des propositions Chocs. Mais d’y aller prudemment. Par petites touches. Il veut rassembler le centre gauche et le centre droit et pour cela il reste flou.

Une forme d’anti-méthode qui le rend assez sérieux.

Ses propositions ? Rien de vraiment nouveau : proportionnelle, contrôles citoyens, enquêtes parlementaires. On peut noter une dimension Ségoléniste (la démocratie participative) et Rocardien (le parler vrai).

Une autre de ses forces c’est qu’il est entouré de beaucoup de chefs d’entreprise de l’économie numérique. Mieux que les autres politiques, il les comprend et adhère à leurs motivations et ambitions.

Est-ce que cela fait gadget ? Pas vraiment vue tout ce qui se passe autour de lui. Il fait consensus car il ne fait pas comme les autres.

Populiste ?  Si le populisme c’est faire parler au peuple, faire appel au peuple, Oui. Mais il a une image de virginité auprès du public. Donc il peut le faire.

Mais tous ces signaux sont-ils suffisants ? S’il est élu, parviendra-t-il à rassembler suffisamment d’élus à l’assemblée et faire voter ses réformes ? Quelles alliances et compromis avec les partis déjà établis ? Car il aura besoin d’eux.

Beaucoup d’équations à résoudre….

Mais Macron a déjà marqué un point : Faire un campagne « successful » sans un parti politique.

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