[Politique] La vengeance en politique un exercice souvent littéraire

On se souvient du livre de Valérie Trierweiler, de celui de Cécile Duflot et plus récemment Patrick Buisson a pris sa plume pour régler ses comptes avec l’ancien chef de l’Etat. Souvent, c’est par le livre que les politiques se vengent. Car c’est bien connu : « l’écrit reste ». Mais quels sont les objectifs recherchés ? Démarche totalement narcissique (thérapeutique même) pour restaurer l’égo malmené ? Réelle envie de partager une expérience avec le plus grand nombre dans le but de dénoncer ? Ou encore pure stratégie carriériste ?

Entre répulsion et fascination, la vie politique intrigue beaucoup. Le lectorat des « Revenge books » cherche souvent à se rassurer sur le fait que « de toute façon tous les politiques sont corrompus, ils sont tous pareils » l’envie aussi de lire les secrets « de la Cour ».

Le succès en libraire de Merci pour ce moment  de Valérie Trierweiler en est une parfaite illustration. Ici le but recherché était plus « d’écorner la stature présidentielle, bien plus que l’image de François Hollande en tant qu’homme ».

Autre style de livre: l’accroche « j’ai été déçu dans le monde dans lequel j’ai évolué : mensonges, manipulations, je vous décris ce qu’il en est par ce livre ». C’est le cas (entre autres) de Rama Yade et Roselyne Bachelot, respectivement ancienne secrétaire d’Etat et ancienne ministre sous Nicolas Sarkozy. Ou encore de Delphine Batho (ex-ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie) dans Insoumise elle raconte « depuis presque trente ans, depuis mon adolescence, j’attendais l’élection d’un président de gauche, je n’imaginais pas une telle déconvenue. »

Peu importe le but recherché le livre reste le meilleur moyen pour assouvir une volonté « de lever le voile sur une sphère dont le mystère tient au nombre restreint de ceux qui la côtoient ».

Pour tous ces livres l’attitude de distance est souvent recommandé pour mieux prendre en compte le contexte d’écriture : « les auteurs ont été déchus », donc aigris.

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