[Finances] Pétrole : Pourquoi les cours baissent-ils ?

Depuis mi 2014, les prix du pétrole ont été divisés par deux plongeant certains pays producteurs comme le Venezuela dans une crise économique majeure. Comment expliquer ce mouvement baissier des cours de l’or noir ? Et comment les pays producteurs membre de l’OPEP tentent-ils de maintenir voire faire remonter les cours ? Tentative de réponses.

Plusieurs facteurs entrent en jeu ici.

Rappelons que depuis le début des années 2000, les matières premières (inclus le pétrole) sont devenues des « marchandises financières ». Autrement, ce sont des produits financiers échangés en bourse au même titre que les autres actifs (obligations, actions, dérivés, etc). Comme la plupart des transactions financières sont libellés en Euros/Dollars (55 à 60 % des actifs financiers mondiaux sont libellés en dollars et 20 à 25 % en euros). Les fluctuations du cours de ces devises impactent les choix des investisseurs. Les capitaux étant investis là où les taux d’intérêts sont les plus élevés.

Les mesures macro-économiques qui visent une hausse des taux d’intérêts augmentent la valeur du dollar par rapport à l’euro (donc entraîne une chute des cours des actifs échangés, notamment le pétrole). A l’inverse un dollar faible face à l’euro dope les échanges et provoque des mouvements haussiers. La politique monétaire américaine explique donc en partie cette situation.

Autres éléments à prendre en compte :

  • L’offre excédentaire : L’explosion du pétrole de schiste américain, qui a amené une nouvelle offre et fait des Etats-Unis le premier producteur de pétrole.
  • La stratégie de l’Opep d’ouvrir à fond les robinets pour maintenir ses parts de marché
  • La levée des sanctions économiques et financières qui frappaient l’Iran, a accru la production mondiale

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Que fait l’OPEP?

Réunis ce mercredi à Alger les pays pays producteurs vont tenter de trouver des consensus pour maintenir le marché à flot. Ce qui parait comme un « casse-tête », tant les intérêts et les enjeux divergent d’un pays membre à l’autre. « L’Iran et l’Arabie saoudite, deux grandes puissances rivales du Moyen-Orient, risquent de bloquer un accord ».

« L’Iran affirme notamment vouloir avant tout rétablir ses niveaux de production antérieurs aux sanctions internationales liées à son programme nucléaire, sanctions désormais levées ». (source: AFP).

Autrement, l’option du gel de la production (soutenue par beaucoup d’experts) a peu de chance de se concrétiser.

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