[Economie] Pourquoi parle-t-on de taux d’intérêt négatifs ?

Pour faire simple le taux d’intérêt c’est le prix du service rendu par le prêteur à l’emprunteur. C’est la rémunération du préteur pour renonciation de l’utilisation de ses fonds pendant la durée du prêt. Il tient compte du type de crédit, de la durée du prêt et de la qualité de l’emprunteur (des risques de non remboursement pris par le prêteur). Son montant peut-être fixe ou variable.

Dans une vision macroéconomique, les banques commerciales empruntent auprès des Banques centrales de leur pays pour financer les particuliers.

Alors pourquoi ce taux d’intérêt peut-il devenir négatif ? C’est-à-dire « Rembourser moins que l’on emprunte ».

On sait tous que les banques sont des agents économiques majeurs. Ils jouent un rôle vital dans l’économie d’un pays. Ils sont aussi les plus exposés en cas de crises économiques.

Pour doper l’économie et soutenir la croissance d’une zone économique donnée, les Banques Centrales peuvent prendre des mesures visant à « injecter » plus de liquidités dans le circuit économique. Dans le cas de la zone euro, « la BCE a engagé une politique monétaire accommodante (QE: quantitative easing). Selon cette politique dite non-conventionnelle, la BCE procède à des rachats d’actifs (et injecte parallèlement des liquidités dans la zone Euro) et abaisse ses taux d’intérêts de sorte que les banques financent l’économie plutôt que d’avoir des réflexes de rentiers qui placent leur argent ».

En contrepartie, la BCE propose des taux d’intérêt négatifs aux banques commerciales pour les liquidités qu’elles laissent en dépôts auprès de la BCE (dans le cadre du marché interbancaire).

Ce mécanisme monétaire est souvent critiqué par les économistes. Certains pensent que d’une zone économique à l’autre, les résultats obtenus sont disparates et souvent affectent la santé financière des banques commerciales.

D’autres experts pensent que les taux négatifs « tuent le thermomètre naturel de l’argent ». « Le taux négatif est la négation de l’échelle de temps et de l’échelle des risques ».

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