[Politique] Pourquoi la campagne de Nicolas Sarkozy pour la Primaire à droite est-elle un succès ?

Depuis 04 mois, Nicolas Sarkozy « remonte, remonte, remonte et remonte, dévorant l’avance d’Alain Juppé lors de chaque mesure de l’état de l’opinion ». Un sondage Harris-interactive, confirme cette tendance. Au premier tour de la Primaire, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé seraient à égalité : 37%. Et au second tour, Alain Juppé sortirait gagnant à 52-48. A quoi ce succès est-il dû ?

Tous les experts politiques s’entendent sur un point Nicolas Sarkozy fait une campagne pour le premier tour des primaires. Il s’adresse à la droite dure. Populiste. Il a bien défini sa cible et sait exactement à qui il s’adresse.

A l’inverse, Alain Juppé fait une campagne pour le second tour des primaires voire la présidentielle. C’est l’homme qui apaise, de « l’identité heureuse ». Mais qu’il a du mal à « vendre ». Mais ne se trompe-t-il pas de campagne ? Il tient un discours pour la France. Or la France n’est pas Bordeaux. Il a fait le parti pris d’attirer les gens de gauche et du centre. Et les chiffres le démontrent « Alain Juppé fait le plein auprès des sympathisants de gauche prêts à aller voter à la primaire de droite (61% d’intentions de vote), ainsi qu’auprès des électeurs de l’UDI et du Modem (74% d’intentions de vote). Mais ces gens iront-ils vraiment voter ? Car il ne faut pas confondre sondage de popularité et d’intentions de vote.

Dans leur style de communication : quand Juppé parle « il ne se passe rien. On n’entend rien. On ne retient rien ». Ces messages « Je suis raisonnable parce que je suis raisonnable ». « Je ne ferai qu’un mandat parce que je ne ferai qu’un mandat ». Ou encore « L’identité heureuse doit être heureuse parce qu’il faut qu’elle soit heureuse pour être heureuse ».


Alain Juppé parait assez immobile. Archaïque. Or « on sait tous que dans une campagne électorale la dynamique est plus forte que l’arithmétique ».

Au contraire de Nicolas Sarkozy. Un peu comme Donald Trump, il raconte aux électeurs l’histoire qu’ils ont envie d’entendre : « On s’en fiche de l’écologie politiquement correct défendue par les bobos, on fait ce qu’on veut, comme on veut, c’est ça notre identité ». Et sa stratégie de communication semble le porter.

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