[Politique] Hillary Clinton peut-elle perdre face à Trump ?

Le 11 septembre 2016 à 9 heures du matin, Hillary Clinton fait un malaise. Est-ce à ce moment précis que les étoiles auront tourner en sa défaveur ? Seul l’avenir nous dira. Mais dans cette campagne électorale (très boudée par les américains au passage) cet événement va marquer les esprits. Il y aura bien un avant et un après 11 septembre pour la candidate Clinton. Une date déjà lourde en symbole.

Comme le rappelle l’historien des Etats-Unis, Thomas Snégaroff, auteur de « Hillary et Bill Clinton, l’obsession du pouvoir » (Ed. Tallandier, 2016) dans une interview donnée au nouvelobs « la question de la santé s’est transformée en outil politique pour battre son adversaire. Les candidats n’hésitant plus à utiliser des rumeurs. En 1988, le démocrate Michael Dukakis, n’ayant pas publié ses bilans de santé – alors que rien ne l’y oblige -, s’est vu qualifier d’invalide par Ronald Reagan. Plus récemment, en 2008, Barack Obama n’a pas hésité à s’interroger sur la rémission du cancer de John McCain. L’exigence de transparence ouvre la porte à une politisation de la santé des candidats. C’est ce qui arrive avec Hillary Clinton ».

L’autre aspect (non moins négligeable) c’est qu’Hillary Clinton est la première femme aux portes du Pourvoir présidentiel. Et on sait tous qu’en 2016 (et c’est bien dommage) les femmes doivent démontrer deux fois plus que les hommes de leurs aptitudes à exercer le Pouvoir. Quelle impact cette pneumonie aura-t-elle sur l’électorat au moment du choix décisif ? Difficile à évaluer. Sans compter Hillary Clinton n’arrive toujours pas à réellement devancer Donald Trump dans les sondages.

Donc cet épisode « pneumonie » sans oublier l’affaire des e-mails vont servir le camp adverse et peuvent conforter l’opinion sur le manque de transparence du clan Clinton.

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