[POLITIQUE] Faut-il craindre un « Effet Domino » en cas de Brexit ?

On le sait tous les eurosceptiques ont le vent en poupe en Europe. Bien plus qu’au Royaume-Uni, la France compte de fervents opposants à son maintien au sein de l’UE. Et bien plus encore. Le 23 juin prochain les anglais devront décider de rester dans l’UE ?

Les sondages actuels semblent montrer une égalité entre le oui et le non. C’est dire que le débat bat son plein outre-manche. L’argument du camp du Brexit : le contrôle de l’immigration n’est pas assuré par la zone Schengen, l’Angleterre se retrouve ainsi à la merci des migrants du monde entier. Comme le dit bien le chef du parti europhobe Ukip Nigel Farage « pour que ce pays soit plus sûr, nous devons de nouveau avoir des passeports britanniques pour contrôler tous les étrangers qui arrivent. Ce projet ne fonctionne pas ! ». Argument qu’on peut entendre chez beaucoup de partisans FN et ailleurs en Europe. Pour rappel, suite à crise des migrants, 10 pays de la zone Schengen ont fermé leurs frontières. C’est à se demander si l’accord Schengen vaut toujours ?

Mais ce que les eurosceptiques ne veulent pas voir c’est que la sortie du Royaume-Uni de l’Europe coûterait, d’ici 2020, 100 milliards de livres ou 128 milliards d’euros à l’économie britannique, soit 5 % de son PIB. Le Brexit amènerait la destruction de 950 000 emplois, soit une augmentation du taux de chômage de 2 à 3 % (chiffres communiqués suite à une étude réalisée pour le syndicat patronal britannique CBI).

Le Brexit est donc une très mauvaise chose pour l’économie britannique et surtout pour la City (une place financière qui compte). Et ça David Cameron l’a bien compris et n’a de cesse de répéter « Le plus grand risque c’est de sortir de l’UE, sortir du marché unique. Or, nous devons être à l’intérieur de cette organisation et nous battre pour nos intérêts et nos emplois. Partir c’est renoncer, et nous ne sommes pas comme ça ».

Les arguments souverainistes et de repli identitaire auront-ils le dernier mot ? A suivre. Mais de toute évidence un Brexit en cacherait d’autres.

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