[POLITIQUE] Hollande, Macron, Montebourg : la course est ouverte. Séquence tactique à Gauche.

Entre le mouvement « En marche » d’Emmanuel Macron et l’antimondialisme prôné par son ancien ministre Arnaud Montebourg, François Hollande doit jouer des coudes pour vendre son bilan et défendre sa « social-démocratie ». Et l’exercice n’est pas simple.

Portée par « L’effet renouveau » qu’il incarne auprès des français, Macron caracole en tête des sondages. À la vue de tous, il lève des fonds pour financer son mouvement et compte des soutiens de plus en plus nombreux. Mais, jusqu’où ira-t-il ? Le Président met en garde : « Il peut y avoir des propositions de gauche, il peut y avoir des idées de gauche, des ambitions de gauche, heureusement, mais il n’y a pas d’alternative en dehors de la ligne que je représente ». Mais d’un point de vue légal, il ne peut s’opposer aux ambitions de son ministre de l’économie.

De son côté, Montebourg affine sa stratégie et s’entoure. Son  « un grand projet alternatif » fait écho à l’aile gauche « frondeurs » du PS. Sa ligne « anti Valls, Hollande, Macron » ne rassemble pas toute la gauche. Ce qui risque de servir les intérêts de la droite et de l’extrême droite (surtout).

Pour réaffirmer maintenir son leadership jusqu’à la fin de son mandat, François Hollande doit donc « être équilibriste » : maintenir sa ligne, c’est-à-dire « réconcilier l’intervention de l’Etat avec la liberté d’entreprendre et le dialogue social », convaincre sur les résultats assez mitigés de son quinquennat et surveiller ses rivaux. En espérant que les sondages tournent en faveur d’ici décembre. Pas facile tout ça !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *