[POLITIQUE] La figure de la désobéissance est-elle gagnante en Politique ?

On se rappelle tous du départ des frondeurs socialistes Arnaud Montebourg, Aurélie Filippetti et de Benoit Hamon du gouvernement Valls pour contester contre la dérive sociale libérale du Premier Ministre.

Si on remonte encore plus loin, les coups de gueule de Rama Yade alors Secrétaire d’Etat aux droits de l’homme et en opposition frontale avec Nicolas Sarkozy sur l’accueil de certains dictateurs sur le sol français ont marqué les esprits. Ou encore très récemment Christiane Taubira  très en désaccord avec Manuel Valls sur la déchéance de nationalité a fini par quitter le gouvernement à « sa manière ». Dans un tout autre genre, Emmanuel Macron fait figure de « rebelle » et ça plait pour le moment en tout cas.

A gauche comme à droite, les exemples de « rebelles » en politique sont nombreux. Nous ne pouvons pas les citer tous.

Mais qu’en est-il réellement ? On s’oppose parce qu’on a une foi indéfectible en ses convictions ou pour exister médiatiquement. Ce qui revient à faire de la tactique politicienne.  Ce qui est sûr, c’est qu’en France, adopter la posture du « Non », du « Seul contre tous »,  « contre la pensée unique «  plait. Surtout quand on a l’opinion de son côté.

La stratégie du « rebelle » peut s’avérer payante. Permettre de peser dans son camp politique. On peut gagner en image auprès des électeurs et paraître plus crédible pour prétendre à des responsabilités encore plus importantes.

Mais elle peut aussi se retourner fatalement contre  « l’électron libre ». Donc se « rebeller » peut être salvateur, relancer une carrière politique mais il faut savoir mener « sa révolution » en prenant bien en compte toutes les variables en jeu.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *