[Economie-Finances] Que faut-il penser du bras de fer Macron/Ghosn ?

On le sait tous l’Etat est un actionnaire important au sein du capital du groupe d’automobile Renault. Ce qui lui confère un droit de regard sur la gestion du groupe et la rémunération de ses dirigeants. Un peu comme tout actionnaire Lamda.

Les faits : Le vendredi 29 avril les actionnaires du groupe réunis en Assemblée rejettent la rémunération de 7,2 millions d’euros du PDG. Vote contredite par le Conseil d’Administration qui l’estime « juste » au vu des résultats du Groupe.

Ce passage en force est-il normal ? Oui au niveau du droit. L’avis de l’assemblée des actionnaires est simplement consultatif. Le Conseil d’Administration en tient compte mais garde le dernier mot.

Ce qui gêne dans cette affaire, c’est que Carlos Ghosn est aussi PDG de Nissan. Et son niveau de rémunération cumulé s’élève pour l’année 2015 à plus de 15 millions d’euros. 7,251 millions d’euros touchés chez Renault, et 8 millions d’euros en qualité de PDG de Nissan.

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Les « pour » Carlos Ghosn avancent les résultats record du Groupe qui valide sa stratégie et son style de management. Donc salaire mérité !

Les « contre » avancent l’argument que l’entreprise existe au travers de ses actionnaires. Aller à l’encontre de ses souhaits peut paraître quelques peu « déplacé » voire contre-productif pour les futures consultations.

Tout travail mérite salaire ! Mais dans quelles limites? La gouvernance du salaire des dirigeants est un vieux débat. Trouver le « juste milieu » entre les performances de l’entreprise et la rémunération des dirigeants nécessitent  (sous certaines conditions) une législation dédiée.

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